Dès les premières difficultés, des solutions discrètes
En France, seules un tiers des personnes atteintes de perte auditive sont équipées d’un appareillage auditif, selon une étude de cohorte (1). Dans le cas de la presbyacousie, l’acceptation d’une déficience liée au vieillissement est un obstacle psychologique et les patients ont souvent tendance à nier les troubles auditifs ou à compenser, ce qui retarde le diagnostic. Pour autant, la prise en charge est fondamentale pour empêcher le retrait social et diminuer le risque de déclin cognitif.
Les bénéfices de l’appareillage auditif
Aujourd’hui, les avancées technologiques permettent de proposer des aides auditives qui correspondent aux besoins et aux styles de vie des patients. Trois grands types d’aides auditives existent : le contour d'oreille (BTE), le micro-contour à écouteur déporté (RITE) et l’intra-auriculaire (ITC).
Le choix d’un modèle dépendra du degré de perte auditive et de l’anatomie de l’oreille, mais aussi de la dextérité du patient, de considérations esthétiques et des fonctionnalités souhaitées. Si l’intra-auriculaire est extrêmement discret, voire invisible, il est adapté aux pertes auditives légères et nécessite d’avoir une bonne vue et une bonne dextérité. L’écouteur déporté, plus facile à manipuler, convient aux pertes auditives légères à sévères et reste néanmoins discret. Le contour d’oreille est recommandé pour les personnes très âgées. Plus volumineux, il peut aussi se recharger ce qui évite la manipulation de piles.
Il est démontré que les aides auditives ont un effet bénéfique sur la qualité de vie des personnes âgées malentendantes. Selon les études, l’appareillage auditif permettrait de réduire le risque de déclin cognitif et la fatigue, et d’améliorer la communication et la socialisation de la personne âgée.

Les aides à la communication
D’autres appareils, utilisés seul ou en complément d’un appareillage auditif, améliorent les performances de communication et d’écoute du patient : téléphone amplifié, boucle magnétique, bluetooth, connectivité TV… Ces différentes aides à la communication permettent de favoriser la compréhension du patient, dans des situations ou lieux bruyants, et d’augmenter le confort lors de l’écoute de certains médias.
La place de l’orthophonie
Il arrive que malgré l’appareillage auditif, le patient conserve des difficultés de compréhension. La rééducation avec un orthophoniste permet alors d’optimiser la réhabilitation, par l’apprentissage de la lecture labiale et l’entraînement auditif. Selon les cas, l'orthophoniste sera également amené à travailler sur le développement de stratégies de communication adaptées, et la conservation de la voix et de la parole.
L’implant cochléaire pour les surdités sévères
Lorsque la presbyacousie progresse, les aides auditives peuvent perdre leur efficacité pour compenser la surdité. Dans ce cas, l’implant cochléaire peut être proposé. Mis en place lors d’une opération chirurgicale, l’implant cochléaire stimule le nerf auditif pour redonner des sensations sonores au patient. Il est adapté aux surdités sévères à profondes.
Sources : Ministère de la Santé : Repérage et prise en charge de lapresbyacousie, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées Sante.gouv.fr. Amelie : Bilan auditif, traitement de la surdité et aides auditives Amelie.fr. Service public de l’autonomie : Vrai ou faux sur l’audition des personnes âgées service-public-autonomie.fr
Les informations fournies sur le site Guide-Audition.fr sont destinées à améliorer, non à remplacer, la relation directe entre le patient (ou visiteur du site) et les professionnels de santé. Cet article a été rédigé le 03/02/2026.